Histoire

15 ans de présence au Sénégal

097-1-300x225C'est en 2012 qu'Asmae a pu compter 15 ans de soutien au Sénégal à son partenaire historique, Action jeunesse & Environnement. Mais en réalité 2012 fêtera le soutien à cette même association, créée au Rwanda, il y a 20 ans.

C’est en décembre 1991, que René Sibomana met sur pied son association Action Jeunesse & Environnement. C’est vers la même époque qu’il rencontrera et engagera Adorata Uwizeyimana qui deviendra son bras droit. René Sibomana est en pleine découverte, réflexions et fondation de la future Recherche Action participative lors de diverses rencontres qu’il a, avec ses collègues animateurs,  à Dakar, Bouaké et autres lieux.

Dès la création d’Action Jeunesse & Environnement à Kigali (Rwanda) Asmae a apporté un soutien sous forme de réflexion. C’est en janvier 1993 que René Sibomana réalise une restitution lors d’une session de formation de la Recherche Action participative. Je suis formé pour la première fois à cette méthode, en même temps qu’Adorata Uwizeyimana.

Cette dernière va travailler avec cette méthode à la fois de 1992 à 1994 au Rwanda, de 1994-1996 à Goma dans les camps de réfugiés et à partir de 1997 au Sénégal. Bien entendu, c’est René Sibomana qui va insuffler une dynamique participative au sein d’AJE.

Suite à la guerre dans le Kivu, AJE est partie au Sénégal en 1997. A Dakar, René et Adorata vont travailler encore avec cette méthode pour mettre sur pied le premier programme d’AJE : l’appui aux patrons et jeunes apprentis des ateliers de Pikine principalement. Ce programme est le résultat d’une longue RAP qui a duré à peu près deux ans. Asmae pendant ce temps apportait un appui structurel à AJE.

Dès juillet 1997, un groupe de jeunes belges et de jeunes sénégalais va travailler sur un chantier commun à Bène Baraque. C’est le redémarrage du système de chantier qui existaient au Rwanda du temps des Scouts de l’ASR.

En 1998, Asmae apporte un appui à la construction d’une classe d’école de l’école Zale à ThiaroyeEn 1999, C’est la construction d’une porcherie à Boyard ainsi qu’une case de santé avec l’association Jant-Bi à Pikine. En 2000, Asmae apporte un appui à travers un poste pionnier qui renforce le mur d’enceinte de l’école n°4 juste derrière le bureau d’AJE à Pikine. Cette même année un autre groupe construit une maison de jeunes à Ndawène (Pikine) tandis qu’un troisième groupe construit un centre d’alphabétisation à Bène Baraque. En 2001, Asmae soutien la construction d’une salle de classe dans un atelier-école de Yembeul et une autre dans le quartier de Thyaroye. En 2002, construction de sanitaires pour l’association AJWP de Pikine. Les ateliers-écoles lancés par Action Jeunesse & Environnement sont le résultats d'une Recherche Action participative qui a duré deux ans. C'est un véritable modèle de formation qu'AJE a mis en place grâce aux concours des apprentis et des patrons des ateliers.

En 2002, un tournant intervient. Action Jeunesse & Environnement a été appelé par Moussa Mané, le fils du chef du village de Soucouta. Ce dernier avait entendu parlé d’AJE. Moussa voulait travailler avec René sur le développement de Soucouta. En juillet, un premier chantier a lieu dans le village par la construction de la salle polyvalente  qui va devenir par la suite les locaux de Radio Soucouta. Cette même année, deux groupes construisent encore deux ateliers écoles à Thyaroye et à Pikine notamment en collaboration avec Solidarcité.

En 2003, Un groupe construit une salle d’alphabétisation et une fosse septique à Soucouta. Le local est devenu par la suite le cyber du village. Deux groups sont venus aussi à Guélack pour construire une toilette et une fosse septique et à Pikine Icotaf pour construire une bibliothèque communautaire. Cette même année un autre groupe a travaillé à la construction de trois classes d’un atelier école de Yembeule.

Pour remercier Action Jeunesse & Environnement de son implication dans la vie et le développement de Soucouta où l’appui ne s’arrête pas aux chantiers, le village de Soucouta a donné à AJE une parcelle de terre. Ainsi en juillet 2004, la première phase de construction a lieu avec l’arrivée de deux groupes de jeunes d’Asmae. Si l’on sent qu’Asmae apporte de plus en plus un appui au Centre opérationnel de Soucouta, des projets sont encore soutenus à Pikine comme la construction d’une salle polyvalente au centre de réinsertion sociale de Pikine et la construction de deux classes d’atelier-école à Pikine. Cette année-là, AJE accueille Sébastien Dandoy qui va travailler sur la question des petits métiers dans le secteur informel, en guise de mémoire.

En 2005, une groupe belgo-sénégalais construit le marché couvert de Soucouta, la phase trois du centre de formation AJE. En 2006 et en 2009, à l’instar du marché de Toubacouta, c’est le tour de Ndondol de recevoir un appui dans ce domaine avec deux groupes qui travaillent sur cette question.

En 2007, Asmae continue à apporter son appui dans la construction du centre AJE à Soucouta tandis qu’un groupe construit une classe à l’école de Toubacouta. Depuis cette année-là Asmae s’est engagée à soutenir la structure du Centre opérationnel de Soucouta. Ce soutien apporte le financement des deux animateurs du COP, des frais administratifs et d’énergie.

En 2008, le projet d’appui au développement de la culture maraîchère de Betenty, de Soucouta et de Toubacouta voit le jour grâce au soutien de La Loterie Nationale de Belgique. Cette année-là ainsi qu’en 2009, des groupes de jeunes vont participer à des chantiers dans ce cadre là.

En 2009 et en 2010, Action jeunesse et Environnement a accueilli le Réseau Toubacouta à Toubacouta avec le soutien principalement d’Oxfam-Novib sur les questions de la santé sexuelle et reproductive – Transmission Vih-Sida (Rencontre 2009, Rencontre 2010). En 2010, AJE accueillera aussi Payam Kamran lors d'une immersion en Recherche Action Participative qui va durer 3 mois. Ce dernier participera à quelques RAP comme celles des apprentis de Thiès ainsi que sur les comportement violents faits aux enfants (voir aussi le Réseau International RAP).

En 2011, un groupe belgo-sénégalais a travaillé sur l’assainissement des déchets dans le village de Soucouta tandis qu’un autre a participé aux projets de préservation des mangroves par la plantation de milliers de plants. Un troisième chantier s'est déroulé dans le village de Sangalko dans la sous-préfecture de Toubacouta. Les trois derniers mois verra l'immersion de Laura Diop en vue de la réalisation d'un mémoire sur la Recherche Action participative, étudiante à l'ULB.

Géry de Broqueville

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